Nous retrouvons, comme dans la septième vision, la description d'une grande cité carrée, la Jérusalem céleste, comparée à l'épouse parée pour ses noces, dont Hildegard nous décrit certains éléments.
Dans un grand rocher de marbre, inondé de lumière, s'ouvre la porte de la cité sous la forme d'une tour verte, la "Tour du salut". L'importance de la porte est immense puisque c'est elle qui donne accès à la révélation et conduit à la vie éternelle. Elle est gardée par les prophètes, les messagers de Dieu qu'il faut écouter car ils reçoivent le rayonnement d'une fenêtre céleste. Leur voix résonne comme une trompette dans la ville.
Deux personnages bizarres, en haut à gauche, dominent le tout. Ils représentent l'humanité avant et après le déluge, signe que tous les hommes, de tous les temps, sont invités à faire partie de la cité sainte, à participer au bonheur d'une vie fraternelle. Le passage vers cette cité éternelle d'harmonie et de paix est indiqué par les prophètes et les saints dont il faut écouter la voix. Le retour à l'unité principielle est annoncé, après avoir "rassemblé ce qui est épars".
Au-dessus de la ville, dans un nuage, les saints chantent sans fin les louanges de Dieu, chacun avec son propre instrument, formant ensemble une grande harmonie. Cette septième vision nous montre donc les hommes vertueux chantant les diverses partitions d'un grand concert.